Retour sur notre voyage à Pékin (qui s'orthographie Beijing en écriture pinying), bien réel celui-là. Encore qu'on a l'impression d'un monde un peu irréel lorsqu'on arrive de Ho Chi Minh.

Beijing coté yin:
Beijing todayBeijing tonight
Ce qui frappe c'est d'abord la démesure à l'image de ce pays-continent de 1,3 milliard d'habitants. La ville est une succession de quartiers modernes, voire ultra-modernes avec des tours de verre façon "La Défense" mais à tous les coins de rue. Larges avenues de 6 voies voire plus, magasins de luxe regroupés dans de vastes complexes commerciaux appelés "mall" (Gucci, D&G, Armani, Louis Vuittons, etc). Bref, une ville moderne, avec des infrastructures qui n'ont rien à envier à notre vieux continent. Le métro par exemple, avec lequel vous pouvez sillonner la ville pour seulement 2 yuans: stations supercleans, rames high-tech avec annonces en Chinois et en Anglais. Les périphériques, car il n'y en a pas qu'un seul comme à Paris mais bien 4 concentriques appelés "ring" qui encerclent la ville.
TienanmenTienanmen
Il y a aussi les classiques du tourisme Pékinois: la célèbre place Tian'anmen (sans les chars) qui donne sur la cité jadis interdite et aujourd'hui lieu incontournable pour les centaines de groupes de touristes qui la visitent chaque jour.
Forbidden CityForbidden City
Forbidden CityForbidden City
Au nord de la place, on pénètre la cité "interdite" par l'imposante porte Tian'anmen. Ensuite, c'est une succession de temples et de pagodes superbement restaurées, ancien lieu de résidence des empereurs et de leur cour (en particulier les nombreuses concubines dont certaines n'auront même pas le privilège de partager l'intimité du souverain...).
Bird NestSwimming pool
N'oublions pas que Beijing fut le lieu des JO 2008. Les infrastructures sont toujours là, comme le fameux "nid d'oiseaux", ce stade superbe (il a gagné le grand prix d'architecture Britanique 2007) constitué d'un amas de poutres métalliques entremêlées en forme de treillis, ou encore la piscine olympique constituée d'alvéoles géantes. Un peu plus loin on distingue une tour en forme de flamme olympique d'un goût douteux.

Beijing coté yang:
Premier contact un peu glacial quand on vient de Ho Chi Minh en ces premiers jours de printemps, seulement 8 degrés au petit matin. Premier dépaysement: pas une mobylette en vue, seulement des voitures et encore des voitures avec de temps en temps quelques vélos électriques qui ont du mal à faire oublier la pollution atmosphérique.
Première difficulté, comment se déplacer dans cette mégalopole pour le touriste de base ne parlant bien sûr pas un mot de Chinois si ce n'est Ni Hao (prononcez "ni r'hao" = bonjour). Toutes les inscriptions sont en idéogrammes bien entendu, parfois traduites en "pinyin", le chinois romanisé. Alors on évite les transports en commun pour opter pour le taxi: mauvaise pioche, le chauffeur ne parle pas un mot d'anglais et a manifestement du mal à lire la carte.
On finit tout de même à arriver à la place Tian'anmen, du nom de la porte Tian-an, littéralement porte de la paix céleste (Tian=Ciel, An=Paix et Men=Porte) qui borde sa face nord. On se mêle au flot des touristes qui défilent en petits groupes organisés arborant une casquette de la même couleur en signe de reconnaissance.
TienanmenForbidden City
La présence policière est plutôt discrète car nous ne sommes pas un jour anniversaire. Difficile d'oublier ce qui s'est passé ici il y a un peu plus de 20 ans, au printemps 1989. On passe sous le porche de la porte Tian'anmen que surmonte un gigantesque portrait de Mao.

Rue des antiquaires BeijingRue des antiquaires Beijing
Pour trouver enfin une rue qui rappelle ce que fut Pékin il y a quelques décennies, il faut aller du côté de "Liulichang" la rue des antiquaires où on trouve tout le nécessaire à la calligraphie chinoise: papier spécial, pinceaux en tout genre et encre -de chine, évidemment-. C'est l'une des dernières rues à avoir résisté à la frénésie immobilière qui a précédé les jeux olympiques il y a 2 ans.
Rue des antiquaires BeijingRue des antiquaires BeijingRue des antiquaires BeijingRue des antiquaires BeijingRue des antiquaires Beijing

Voilà pour cet aperçu façon "Pékin express", c'est à dire succinct et rapide. Nous n'avons fait qu'effleurer cette mégalopole. La Chine mérite mieux que ces 4 jours passés à arpenter les lieux les plus touristiques. Mais Pékin n'est pas la Chine, pour cela il faudra revenir une autre fois et prendre un peu plus de temps pour essayer de comprendre ce pays-continent.