angkor vat
Apres la Chine, Bluetran's Blog poursuit ses infidelites au Vietnam. Nous voilà donc arrivé au Cambodge voisin, à peine une heure de vol de Ho Chi Minh pour arriver à Siem Reap, ville située à 300Km au nord-ouest de Phnom Penh, la capitale. L'intérêt principal de ce chef lieu de province tient surtout dans sa proximité des temples d'Angkor. La ville a en effet connu un essor spectaculaire depuis la sécurisation de la zone au milieu des années 1990 et l'ouverture au tourisme. Petit retour en arrière. A la fin du 13ème siècle, un voyageur chinois en mission dans la région du Tchin La (les Chinois nommèrent cette région d'abord Fu Nan puis Tchin La) évoque déjà la présence de temples pouvant correspondre à la cité d'Angkor. Ses écrits seront traduits et publiés en France en 1819. Mais c'est à l'explorateur français Henri Mouhot que l'on doit la première description archéologique du site d'Angkor. En 1859, alors qu'il est l'un des premiers Européens à pénétrer le site, il écrit dans ses notes de voyage:
Vers le 14ème degré de latitude et le 102ème de longitude à l’orient de Paris, se trouvent des ruines si imposantes, fruit d’un travail tellement prodigieux, qu’à leur aspect, on est saisi de la plus profonde admiration, et que l’on se demande ce qu’est devenu le peuple puissant, civilisé et éclairé, auquel on pourrait attribuer ces œuvres gigantesques… L’un de ces temples figurerait avec honneur à coté de nos plus belles basiliques : il l’emporte pour le grandiose sur tout ce que l’art des Grecs et des Romains a jamais édifié …Un travail de géants !… Travaux prodigieux dont la vue seule peut donner une juste idée, et dans lesquels la patience, la force et le génie de l’homme semblent s’être surpassés afin de confondre l’imagination… Mais quel Michel-Ange de l’Orient a pu concevoir une pareille œuvre ?
Angkor Gravure Mouhot
Ses notes posthumes (il meurt de malaria 2 ans plus tard alors qu'il entreprend l'exploration de l'actuel Laos) publiées quelques années plus tard marqueront le début d'un engouement de l'occident pour cette cité mythique. A partir de 1901, la France s'y installe durablement et entreprend, sous l'égide de l'Ecole Française d'Extrême Orient la restauration du site partiellement envahit par la végétation. Cette longue entreprise sera interrompue durant la sinistre intermède Khmer Rouge entre 1975 et 1979.