Metropolis
Bangkok 2011 Bangkok au mois de juillet est un enfer urbain qui mérite tout de même le détour. Un passage éclair le temps d'assister à l'Asian Conference of Emergency Medicine, m'a permis de vérifier à quel point Fritz Lang était un visionnaire lorsqu'il réalisa "Métropolis" en 1927.



Bangkok 2011Fini les petites échoppes, les ruelles, les mobylettes et les cyclo-pousses. Place au bitume, au béton, à l'acier et au verre. La ville est en effet un gigantesque assemblage de buildings, de "shopping centers" qu'on appelle des "Mall".
Le centre ville est truffé de ces immenses centres commerciaux (Espace Jaures exposant 10) dont on se demande bien comment ils parviennent tous à prospérer.


Bangkok 2011Le tout traversé par un interminable réseau de trains aériens qui cheminent a 20 mètres au dessus du sol, porté par des poutres en béton reposant sur de puissantes colonnes.
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Tout cela donne vraiment une impression de jungle de béton entre laquelle des centaines de taxis multicolores essayent de se frayer un chemin. Aux heures de pointe, la circulation est complètement saturée et l'atmosphère devient étouffante. Même les ambulances restent engluées dans le "traffic jam".
Il y a pourtant, paraît-il, des pagodes et des temples à visiter à Bangkok. Sans doute cachés derrière une tour de 50 étages ou un Mall de 300 magasins de luxe...
Bangkok 2011
Bangkok 2011Seule solution pour s'aérer un peu, monter au sommet d'une de ces tours qui dominent la ville et regarder à 360° ces minuscules petits points qui essayent d'avancer.
Au sommet du "Central World", le "Red sky Bar" surplombe Bangkok du haut de son 51ème étage. On peut y boire une bière en écoutant Ella Fitzgerald, les yeux rivés sur cette ligne d'horizon derrière laquelle le soleil vient de disparaître.